En découvrant l’île qu’il baptisera Hispaniola (et qui deviendra Haïti - République Dominicaine), Christophe Colomb dit qu’« elle était la plus belle chose du monde » et en parlant de ses habitants : « ce sont des gens d’amour, ils ne sont pas envieux et sont serviables pour toute chose, je certifie à vos Altesses que dans le monde, je crois qu’il n’y a ni meilleure personne ni meilleure terre, ils aiment leur prochain comme eux-même et ont un parlé le plus doux et le plus calme du monde et sont toujours souriants»

Une grande partie de l’art Taino est consacrée à la sculpture des zémis. Cet art est très expressif. Les sculptures sont en bois, en pierre ou en terre cuite. D’autres zémis sont composés du crâne d’un mort et d’os enveloppés dans du coton finement tressé. L’idole a une forme humaine, la bouche est ouverte et les dents sont alors celle du mort. Pour fuire les espagnols, les Tainos prirent l’habitude de prier leurs dieux dans des grottes reculées et peu accessibles. C’est dans celles-ci que certaines pièces ont pu être découvertes. Un aspect particulier de l’art Taino sont les zémis en pierre. Il s’agit de pierres sculptées de façon à former une figure à trois pointes sans motifs. Ces trigonolithes sont ainsi des formes dépouillées et équilibrées sur la base du triangle.